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L’éco-anxiété est un concept créé en 1996 par Véronique Lapaige, professeure en santé mentale, publique et environnementale. Il décrit les ressentis douloureux allant de la préoccupation à l’angoisse face aux menaces qui pèsent sur l’environnement, le vivant sur notre planète et sa viabilité dans les prochaines décennies.

 

L’éco-anxiété ça vous parle ?

 

Peut être que vous aussi, vous vous sentez impacté comme les plus de 10 000 adolescents et jeunes adultes (16-25 ans)* interrogés dans 10 pays sur leurs perceptions du changement climatique et les répercussions sur leur santé mentale. 84 % disent être inquiets (dont 59 % très inquiets) et plus de la moitié se sentent en colère, tristes, coupables ou impuissants.

C’est ce qu’on pourrait appeler un « stress pré-traumatique », puisque personne ne sait vraiment comment les choses vont tourner et il touche les jeunes plus que les adultes. D’abord parce qu’ils sont plus présents sur internet et les réseaux sociaux, lieu d’informations et de prise de conscience collective. C’est aussi une situation qui affecte l’avenir à l’aube duquel ils se trouvent et dont ils prennent conscience à maturation et de façon souvent abrupte, en particulier chez les jeunes parents.

Si ce trouble est très sérieux ce n’est cependant ni un syndrome, ni une maladie mentale. C’est plutôt une « crise de lucidité », une réponse rationnelle et saine face à la gravité de ce que nous vivons.

 

Et si l’éco-anxiété était un début de solution ?

 

“Il ne faut pas voir l’éco-anxiété uniquement comme un problème mais aussi comme un moteur pour changer les choses.”**

Taïna Cluzeau

 

Ce sentiment, malgré son ampleur et sa violence, n’est pas uniquement un danger de fermeture psychologique : il responsabilise face à cette nouvelle configuration, amène à un engagement intérieur et une action collective.

En effet pour faire face aux processus d’effondrements les mesures d’écologie extérieure, bien qu’indispensables, ne suffisent pas. Il est indispensable de développer une écologie ou transition intérieure, qui implique un changement profond de votre façon de ressentir, voir, penser, comprendre, d’être et de vivre.

C’est ce à quoi invite l’écopsychologie trans et interdisciplinaire. Elle permet l’exploration des relations profondes entre votre psyché et la planète comme organisme vivant. Elle vous offre des espaces d’expression, de soutien collectif et de reliance à la terre pour appréhender la conjoncture de façon constructive.

 

Ecopsychologie et liens

 

Elle offre aussi des pratiques avec « le Travail qui relie » de Joanna Macy pour tisser un « triple lien » à vous, aux autres et à la nature. Tissage que propose aussi le philosophe Abdennour Bidar dans « les Tisserands : Réparer ensemble le tissu déchiré du monde ».

Un lien à vous, à votre base archaïque et votre source vitale, à la subtilité de votre être de ressentis, de savoir et de pouvoir créatif. Et ça on sait bien faire en sophrologie, c’est même notre tâche essentielle que d’explorer et entretenir l’intériorité !

Un lien à l’autre dans l’ouverture, la valorisation de la diversité, la tolérance, le partage et la justice. Ce lien qui amène à une co-existence pacifique. Là encore, en sophrologie, en étant bien avec soi on a facilité à être bien avec les autres, dans une posture d’accueil.

Un lien avec la nature puisque l’existence uniquement citadine vous étiole, vous coupe d’une partie de votre patrimoine. La nature avec ses cycles, sa diversité vous installe dans le vivant, vous relie à quelque chose de plus vaste que vous. Il y a comme une dilatation du moi dans cette connexion disent les stoïciens. Cette nature grâce aux pratiques sophrologiques vous pouvez la percevoir avec tous vos sens, avec tout votre être !

Ces trois pôles se complètent, s’alimentent l’un l’autre et font circuler l’énergie du vivant.

Par ce travail personnel et collectif, quel que soit le scenario que le monde choisira : le déni du « business as usual », l’effondrement ou le changement de cap, vous pourrez vous sentir aligné. Vous aurez ainsi acquis le super-pouvoir de transformer l’anxiété en mouvement !

* Étude acceptée dans la revue The Lancet Planetary Health, sept 2021

** « L’éco-anxiété, le nouveau mal du siècle » National Geographic, sept 2021

 

En savoir + sur l’autrice : Brigitte Cotenceau 

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