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Chacun de vous a son propre rapport au silence ou plutôt aux silences car ils sont multiples. Le silence de la méditation n’est pas celui de « l’ange qui passe ». Celui qui accompagne un regard aimant, n’est pas celui qui clôture une conversation animée. Le silence à la fin d’un morceau de musique ou de danse n’est pas le même qu’avant celui-ci.

Chacun son silence, chaque situation son silence…

Alors quel est l’intérêt d’aller explorer vos silences et votre relation à ceux-ci ?

 

Le silence comme un jeûne

 

Le « bio-acousticien » Gordon Hempton est un amoureux du silence et fondateur de Quiet Parks International. Il recherche depuis 35 ans à travers le monde, des endroits où l’on n’entend aucun bruit humain durant plus de quinze minutes successives. Il en resterait à peine une cinquantaine dans le monde, une douzaine aux États-Unis, aucun en France ! Et pourtant si Hempton s’est lancé dans cette quête, c’est pour le grand bien-être qu’il éprouve au contact de ces zones pures.

 

« Dans ces moments-là, je sais ce qui est bien, et je sais ce qui est mal…

 

Dans le silence, je sais ce que je suis, et je sais ce que je fais. »

 

Le silence aurait un peu le même effet que le jeûne sur notre corps. On crée un stress, on change de mode de fonctionnement, on installe un nouveau paradigme ! Le bruit sécurise et crée du mouvement. Quand les oreilles sont occupées à l’extérieur, elles n’écoutent pas ce qui se passe à l’intérieur ce qui peut être rassurant quand ce qui s’y passe est perçu comme alarmant.

 

Les chambres sourdes utilisées pour entraîner les astronautes au silence absolu du cosmos, peuvent même être assourdissantes et angoissantes : plus de repères et le seul bruit c’est vous ! Pourtant de la même façon que le jeûne opère un changement de métabolisme, le silence provoque des transformations en profondeur.

 

Le silence bienfaisant

 

Selon une étude publiée dans Brain Structure and Functions, deux heures de silence par jour favorisent la régénérescence de l’hippocampe, donc la mémorisation, la concentration et l’apprentissage. Elles ont un effet sur la créativité, la gestion des émotions et aussi sur la construction de soi.

 

Deux minutes de silence suffisent au corps pour relâcher les tensions corporelles et mentales dues au stress (étude de la revue Heart). Ce phénomène est attribué à des modifications de la tension artérielle et de la circulation sanguine dans le cerveau. Comme le souligne le neuroscientifique Michel Le Van Quyen, notre attention est constament accaparée par le numérique, dissoute dans les open spaces et la multitude des sollicitations. Pour détoxifier cette surcharge cognitive le cerveau a régulièrement besoin d’une bonne douche de silence.

 

Le silence révélateur

 

Ce silence qui fait du bien vous pouvez le rencontrer dans les pratiques de Sophrologie et Mindfulness. Vous commencez généralement par mettre en sourdine le brouhaha du monde extérieur, à le mettre à juste distance. Vous vous centrez sur la richesse de votre monde intérieur avec curiosité et en confiance.

 

En Mindfulness le silence est certainement la meilleure guidance. Il évite les inductions et laisse le pratiquant libre de son rythme et de ses découvertes, même si elles sont parfois difficiles.

 

Il peut y avoir du vacarme là dedans, des coups de tempête, de vieux fantômes ! Avec le sophrologue , pas de panique, il aura adouci le terrain. Il sera à vos côtés pour cultiver une posture qui invite à l’ouverture et au non jugement. Il se passe ce qui se passe, tout peut émerger et être le bienvenu !

 

Après une phase de détente ou d’activation par la respiration, le mouvement, la visualisation, il y a un moment magique : la pause d’intégration. Vous ne faîtes plus rien, vous conjuguez simplement le verbe être à la première personne du présent, en mode « pleine conscience » : j’écoute. Vous pouvez alors vous rencontrer en toute intimité et authenticité au-delà du personnage que vous avez construit.

 

Silence ! On arrête de tourner… le petit film intérieur, le best-seller que vous avez l’habitude de vous raconter, avec ses peurs, ses manques, ses attentes… dans cet espace créé, vous vous rencontrez enfin !

 

Dans l’écoute active et silencieuse du sophrologue un autre espace est créé, une résonance, une alchimie. A la manière du processus de la photo argentique, la personne va se révéler à elle même.

 

Ce que nous dit le Tao

 

Il y a un parallèle intéressant entre espace et silence, vide et plein. Selon Lao Tseu, de la même façon que le vide vise la plénitude, donnant au plein tout son sens, révélant la beauté et la simplicité dans tout ce qui est, le silence attise l’attention et met les sons dans un écrin. Le plein comme la parole, c’est ce qui résiste. Le vide comme le silence n’offre rien sur quoi on ne puisse s’accrocher.

 

« Le vase donne une forme au vide, et la musique au silence. » Georges Braque

 

Le vide et le silence peuvent aussi être vu comme ce qui, finalement, donne une continuité entre toutes choses, ce qui les relie et crée un tout.

 

Alors si vous faisiez silence ? Si vous enleviez les écouteurs, arrêtiez la radio, les amplis, pour écouter dans ce nouvel espace la plus jolie, inédite, originale bande son qui soit : celle de votre propre monde ! 

En savoir + sur l’autrice : Brigitte Cotenceau 

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